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La princesse de la pluie. Année 2008
Technique mixte : collage, peinture, vernis sur panneau de bois.
60 x80 | | | |
L'entonnoir. Défi d'écriture du 11 mars 2013 · par Anélias.B ·
Je
barbotais, bien bizarrement dans un
bain de
bitume d’une
tonalité
bleuâtre lorsqu’un
blanc-bec, du plus
bel acabit, me tint à peu
près ce langage :
-
Belle bohémienne, ta
blondeur étrangère à ton pays natal de
Bulgarie, me
bombarde de signaux
bizarres propices au
badinage. Ne
serais-tu pas, par le plus grand des hasards, une albinos d’
Albanie ? Ou
encore une
babylonienne en mal de
banalités ?
Pas dérangée par sa
bafouille plutôt alambiquée, je continuais à
nager la
brasse d’un air
buté mais avec un je-ne-sais-quoi de digne et
de princier.
Pour tout dire , je n’attachais pas plus d’importance à ce
butor qu’à un
bug, une illusion, un mirage !
Mais le
bavard continua ainsi :
-Hé
Baby, si ton ramage est aussi surprenant que ton image, je tiens
en ta personne ma nouvelle égérie. Tu seras la
bayadère de mon prochain
spectacle. Mon b
engali béni, ma
bergeronnette en
bikini, mon
biscuit
byzantin que dis-je, tu seras ma
biche bucolique…
Le
bellâtre me tenait des propos que même un
bulletin électoral
n’oserait pas afficher ! Il espérait sans doute m’embobiner mais je
n’étais pas née de la dernière pluie et il fallait plus de
bruit pour
m’abasourdir.
Je ne
briguais pas particulièrement les honneurs de la scène mais un
beau butin, n’était pas pour me déplaire. Je remis donc mon
bustier,
agrafais mes
bretelles et ajustais mes
breloques pour
brandir sous son
museau de
brindezingue mon
brasillant bercale.
Il me
brailla quelques
bravos, qui
bourdonnèrent à mes oreilles comme
autant de
bonus et d’honnêtes
bénéfices. Je me voyais
brusquement en
haut de l’affiche, mon nom en grandes lettres "
bouton d’or" illuminant
la
bureaucratie de ma vie de
buandière. J’étais dans une
bulle, un
brouillard divin, une
brûlante perspective de
bamboche facile et de
blé
perpétuel.
Il dû le voir sur ma
bobine car il accentua ses cabrioles.
Je ployais
bientôt sous ses
blandices qu’un ou deux verres de
Brouilly blindèrent : je voyais la vie en rose et l’avenir
m’éblouissait.
Bref, je cédais aux vues de ce
boa et à ses
bobards
bouillonnants ; je signais un contrat en
béton et devenais ainsi le
bijou
de ce
bipède, baratineur de génie et
bourreau des cœurs !
L’Entonnoir est un groupe d’écriture littéraire pour les passionnés de
la langue française. Pour le plaisir de relever des défis et de discuter
ensemble.